Des chercheurs louvanistes développent un vaccin prometteur contre le virus Zika

Des chercheurs du Laboratoire de virologie et de chimiothérapie de l'Institut Rega ont développé pour la première fois un vaccin prometteur contre le virus Zika, indique mercredi l'université de Louvain (KU Leuven). Des tests réalisés auprès de souris enceintes et infectées par le virus ont montré que celui-ci offrait une protection complète aux bébés en croissance.

En 2015 et 2016, le monde avait été surpris par une flambée soudaine et massive du virus Zika en Amérique latine. L'infection est transmise par le moustique tigre et ne provoque pas ou peu de symptômes dans la plupart des cas. 

Toutefois, si une femme enceinte le contracte, le développement du cerveau du foetus est alors affecté, ce qui peut entraîner une microcéphalie ou un cerveau trop petit, avec comme résultat des limitations intellectuelles voire la mort.

Si l'épidémie du virus s'est éteinte en Amérique latine, il peut de nouveau surgir à n'importe quel moment là où le moustique tigre est présent.

Lors du développement du vaccin, l'équipe du Dr Johan Neyts a eu recours à celui contre la fièvre jaune, qui est très sûr et offre une protection à vie. Cette maladie est en outre étroitement liée au virus Zika et est transmise par la même voie. 

En utilisant une nouvelle technologie, qu'ils ont eux-mêmes développée, les chercheurs louvanistes ont remplacé une partie de l'information génétique du virus de la fièvre jaune par le code correspondant du virus Zika. Cette méthode permet également de produire le vaccin pour qu'il reste stable même à des températures élevées. Il peut donc aussi être utilisé dans les zones tropicales et subtropicales.

La solution a été testée avec succès sur des souris à l'Université de Liège. Elle leur a été administrée et, une fois que ces femelles étaient enceintes depuis plusieurs jours, le virus Zika a été inséré directement dans le placenta. Les foetus des mères vaccinées ont ensuite grandi normalement et les chercheurs n'ont trouvé aucune trace de l'infection dans leurs cerveaux ou dans d'autres organes. En d'autres termes, le vaccin a offert une protection complète, d'après ces tests.

Le but est maintenant de continuer à développer cette solution afin qu'elle puisse être utilisée pour vacciner rapidement la population en cas de future nouvelle recrudescence du virus.

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