Les études représentent souvent un période houleuse pour les jeunes: ils sont en pleine adolescence, quittent le domicile familial pour un «kot», doivent apprendre à voler de leurs propres ailes, sont confrontés à un autre mode d’enseignement, d’étude et d’examens, ainsi qu’au stress de la compétition… Par conséquent, il n’est pas vraiment surprenant que cette période coïncide avec l’usage de drogues. La consommation de bière est la plus visible, que ce soit lors des baptêmes, cantus et soirées, avec des amis du kot ou dans le cadre de toutes sortes d’activités organisées par les cercles d’étudiants. Ce n’est pas pour rien qu’on a imaginé les dégustations gratuites, happy hours et autres…
Une étude réalisée par des chercheurs de l'université de Yale, dans le Connecticut (Etats-Unis), et publiée récemment dans la revue Pediatrics montre que les adolescents de cet Etat recourent à la cigarette électronique pour vaporiser la marijuana sous différentes formes. Et pas qu'un peu...
L’usage croissant de la cigarette électronique chez les jeunes inquiète en raison du risque d’addiction à la nicotine. La nicotine agirait comme une «drogue passerelle»...
Une meilleure connaissance de la neurobiologie de la dépendance conduit au développement de nouvelles méthodes thérapeutiques.
Toutes les drogues, y compris la nicotine, provoquent une libération de dopamine dans notre système de récompense. Elles reproduisent ainsi l’effet de récompense ressenti après la consommation de nourriture ou de boissons, ou après avoir fait l’amour.
La dépendance étant liée à une diminution du nombre de récepteurs dopaminergiques D2 dans le système de récompense, une piste de traitement potentielle consiste à induire une augmentation du nombre de ces récepteurs dans le cerveau. Des études ont été réalisées à cet effet, notamment en utilisant le système nicotinique cérébral.
Deux systèmes cérébraux sont essentiels dans la neurobiologie de la dépendance. Le premier est celui des ganglions de la base (également appelés noyaux gris centraux), situés au centre du cerveau. Le second, le cortex préfrontal, est le mieux développé, et est notamment responsable de la planification, des fonctions exécutives et du contrôle des impulsions.
Attention à ne pas assimiler la tanorexie à un trouble de conduite alimentaire, comme l’anorexie, l’anorexie mentale et l’orthorexie, consistant respectivement en la perte d’appétit, la restriction drastique de l’alimentation et l’obsession de l’alimentation saine. La bronzomanie ou tanorexie (‘tan’ pour écorce de chêne moulue servant au tannage des peaux, veut aussi dire bronzer en anglais ; ’-orexie’ pour ‘appétit’ dans le sens ici d’un attrait), c’est l’addiction au bronzage, ce qui entraîne généralement une peau très brune, voire cuivrée...
L’approche neuroscientifique du binge drinking (que l’on peut traduire par «beuverie express») a déjà fourni des prises de conscience capitales au sujet des dommages cérébraux structurels et fonctionnels associés à cette pratique. L’auteur souligne l’utilité des techniques de neuro-imagerie et de neurophysiologie pour évaluer correctement les altérations – parfois subtiles – associées à ce type spécifique d’abus d’alcool, apparemment particulièrement délétère pour le fonctionnement cérébral. Toutefois, les recherches sur le binge drinking chez les jeunes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, et de nombreuses questions restent peu ou pas résolues. Un point important consiste à savoir si les altérations cérébrales observées chez les binge drinkers sont le résultat de l’abus d’alcool ou si ces modifications peuvent être préexistantes. Published ahead of print.
Si l’usage du sulfate de morphine hors du cadre thérapeutique n’est pas un phénomène nouveau, c’est seulement depuis 2011 que l’on observe un accroissement de la demande. Tel est le constat dressé par Agnès Cadet-Taïrou et Michel Gandilhon, de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
Fumer de la marijuana est une cause incontestable de BPCO et d’inflammation des voies aériennes, du moins lorsque la consommation est élevée et chronique. Elle semble également être un facteur de risque de cancer du poumon, surtout lorsque l’habitude est prise dès le jeune âge, comme en témoigne une équipe de l’université de l’Arkansas après un parcours exhaustif de la littérature... Published ahead of print.
Les symptômes associés à la classique «gueule de bois» (alcohol hangover) ‒ sensations de malaise, fatigue, problèmes gastro-intestinaux, nausées, sensation de bouche sèche ‒ sont connus de tous. Mais la gueule de bois c’est un peu plus et autre chose qu’un «lendemain de veille» comme l’ont rappelé plusieurs experts présents au congrès 2013 de l’European Society for Biomedical Research on Alcoholism.
Les femmes fumeuses perdent au moins 10 ans d'espérance de vie. Mais si elles arrêtent avant 40 ans, elles peuvent éviter plus de 90% du sur-risque de décès. C’est ce que montre la plus grande étude jamais menée sur les bénéfices du sevrage au Royaume-Uni, publiée on line le 27 octobre dans le Lancet.
Une équipe de recherche britannico-polonaise avance que la cystine constitue une substance potentiellement intéressante dans le cadre du sevrage tabagique. Elle s’est en effet révélée plus efficace que le placebo dans une étude unicentrique et est en outre bien moins chère que de nombreux moyens de sevrage tabagique traditionnels. Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une publication dans le New England Journal of Medicine.
Les films autorisés aux préadolescents (PG-13) où l’on fume sont aussi fortement liés à l'apparition de tabagisme chez les jeunes que les films réservés aux adultes (R) où l’on fume.
En 2012, plus de 20% des Belges de plus de 15 ans fument tous les jours, et environ 20.000 Belges décèdent chaque année des conséquences du tabagisme actif. Et même si un fumeur sur deux désire stopper sa consommation tabagique, trop peu y parviennent car le tabac fait partie intégrante de leur vie. Le pharmacien est un partenaire idéal du sevrage tabagique, tant dans la motivation que dans l’accompagnement de la cessation tabagique. Rencontre avec la pharmacienne Muriel Rocour qui, pour mieux accompagner le patient dans sa décision d’arrêter le tabac, a suivi une formation de tabacologie au (Fonds des Affections respiratoires asbl).
Les directives de l’Union européenne en matière de vente de produits du tabac expirent à la fin de cette année. Une occasion unique, aux yeux du Pr Marc Decramer (Département de Pneumologie, KU Leuven) de faire le bilan et de plaider en faveur d’une législation européenne plus stricte en la matière.
Pharma-Sphere N° 312
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