Budget fédéral : Vooruit est prêt pour des négociations difficiles, pour autant qu'elles soient équitables  

Les socialistes flamands de Vooruit sont prêts à aborder la période budgétaire estivale qui s'annonce difficile et restent ouverts à toutes les propositions, à condition que les discussions soient équitables. Le ministre Vandenbroucke lui-même sait qu'il devra apporter sa contribution. C'est le message que leur président, Conner Rousseau, a adressé aux membres du parti lors de la journée des familles organisées ce dimanche à Plopsaland.

Si plusieurs milliers de militants se pressent dans les allées du parc pour une journée d'amusement, tous sont conscients que l'été apportera son lot de décisions difficiles. Surtout pour un parti de gauche qui préférerait investir sans compter. Selon les dernières estimations, un assainissement budgétaire fédéral de 6,7 milliards d'euros est nécessaire.
"Tout le monde devra faire des concessions cet été, y compris Vooruit", reconnaît d'ailleurs Conner Rousseau. "Pour moi, il n'y a pas beaucoup de tabous, mais cela doit être équitable. Tout le monde a pu lire cette semaine que la Belgique n'a jamais compté autant de millionnaires. Ceux-ci doivent mettre la main à la poche", ajoute-t-il.
Si le résultat est équilibré, beaucoup de choses sont négociables, pour le président de Vooruit. "Par principe, nous sommes opposés à une hausse de la TVA, mais dans un contexte plus large, cela pourrait fonctionner", estime-t-il. Des économies peuvent également être réalisées dans le secteur des soins de santé, que le parti gère lui-même avec le ministre Frank Vandenbroucke. "Mais nous n'allons pas tailler dans les soins de santé. Par contre, nous pouvons par exemple nous pencher sur les honoraires et les mutuelles." 
Le ministre Vandenbroucke lui-même sait qu'il devra apporter sa contribution. "Nous n'arriverons jamais à boucler ce budget si chacun s'en tient à ses tabous. Mais cela doit se faire de manière équitable", a-t-il admis dimanche.
Il existe par ailleurs encore des possibilités au sein même de la sphère politique, poursuit Conner Rousseau. "Nous pouvons encore réaliser de nombreuses économies dans ce domaine. Nous devons évoluer vers une réduction du nombre de députés et de parlements", pointe-t-il notamment. Dans ce cadre, une réforme de l'État ne peut pas apporter de solution dès cet été, mais elle peut contribuer à la santé des finances à long terme. "Vooruit prépare une réforme sociale de l'État. Avec une répartition plus logique des compétences et des services de proximité efficaces", explique le président du parti.
Ce dernier préfère enfin que les discussions budgétaires se déroulent au sein du gouvernement et non pas lors d'un conclave des présidents, comme l'a suggéré le chef du MR, Georges-Louis Bouchez. "Dans notre parti, il n'y a pas de belles-mères qui regardent par-dessus l'épaule. Conner et moi nous entendons très bien", assure ainsi Frank Vandenbroucke. 
Le vice-Premier ministre regrette toutefois que la date butoir du 21 juillet soit progressivement abandonnée. "Mais c'est le Premier ministre qui maîtrise l'agenda", conclut-il.

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