Un test génétique unique imposé aux athlètes féminines

A partir du 1er septembre, la Fédération internationale d'athlétisme (World Athletics) impose un test génétique unique aux athlètes qui souhaitent concourir dans les épreuves féminines. Il sera donc d'application pour la 20e édition des championnats du monde qui débutent le 13 septembre à Tokyo.

Il s'agit du test génétique SRY, acronyme de Sex-determining Region Y. Il devra être passé une seule fois en carrière. Ce test doit être effectué par prélèvement buccal ou par analyse sanguine, selon la méthode la plus appropriée.

"La philosophie que nous défendons à World Athletics est de protéger et de promouvoir l'intégrité du sport féminin", selon son président Sebastian Coe.

Cette mesure fait suite aux recommandations du groupe de travail sur les athlètes de genre diversifié qui ont été approuvées par le Conseil de World Athletics en mars dernier. Le groupe de travail a passé plus d'un an à étudier les développements dans le droit, la science, le sport et la société concernant les athlètes de genre diversifié.

La même fédération a établi en 2018 une nouvelle réglementation en matière d'hyperandrogénie, imposant aux athlètes féminines présentant ce caractère de prendre des médicaments pour faire baisser le taux élevé de testostérone produit par leur corps.

Le 31 mars 2023, World Athletics a banni les athlètes transgenres des compétitions féminines et ce test génétique imposé est destiné à empêcher à une personne transgenre de prendre part notamment aux Mondiaux au Japon.

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