La spin-off Intercept Bio, créée conjointement par l'Université de Namur et l'UCLouvain, développe Dastevir, un spray nasal pour lutter contre les virus respiratoires, communiquent les deux universités mercredi.
Concrètement, la molécule propriétaire 9-Ac-SAP, contenue dans ce vaporisateur, intercepte les virus avant qu'ils ne puissent s'accrocher aux cellules humaines. Le virus rencontre d'abord cette molécule au lieu de se fixer à la surface des cellules de l'organisme, ce qui perturbe son adhésion et limite sa capacité à initier l'infection.
Les travaux précliniques menés au sein des deux établissements ont montré une activité antivirale contre plusieurs virus respiratoires majeurs, dont le SARS-CoV-2 (coronavirus), les virus de la grippe et le virus respiratoire syncytial. Cette technologie ouvre la voie à une stratégie complémentaire aux vaccins, aux traitements antiviraux existants et aux mesures de protection classiques, selon les deux universités.
"Ce spray pourrait être une alternative au vaccin pour les personnes immunodéprimées. Il permettrait d'empêcher d'attraper des maladies respiratoires, la grippe ou d'autres infections en l'appliquant avant d'entrer dans des lieux confinés, comme les transports en commun. Il pourrait aussi être utilisé par une personne infectée pour limiter les risques de transmission du virus aux personnes qui l'entourent", explique le professeur de l'UCLouvain et investigateur au WEL Research Institute, David Alsteens.








