Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), va lancer, ce mardi, son plan d'action en faveur des aidants proches. Objectif: leur offrir davantage de soutien grâce à une simplification administrative et à un meilleur accompagnement.
En Belgique, on compte au total plus de 30.000 aidants proches reconnus, mais le nombre de personnes qui fournissent régulièrement des soins informels est bien plus élevé. Afin d'alléger leur charge de travail, le Conseil des ministres a confié en février à Frank Vandenbroucke, en collaboration avec les ministres Rob Beenders (Égalité des chances), David Clarinval (Emploi) et Éléonore Simonet (PME), le mandat d'élaborer un plan d'action consacré aux aidants proches.
Avec ce plan, lancé à l'occasion de la Journée des aidants proches, "nous supprimons les obstacles et apportons aux aidants proches le soutien dont ils ont besoin, afin qu'ils puissent se concentrer sur les soins à leurs proches sans que cela ne les épuise", a souligné le ministre Vandenbroucke dans un communiqué.
Son plan repose sur quatre piliers, chacun comprenant une série de mesures. Parmi celles-ci, les formulaires de demande seront adaptés afin de lever toute ambiguïté et la prolongation de la reconnaissance donnant droit à un avantage social sera automatique. Un point d'information central sera également mis en place pour regrouper toutes les informations nécessaires et les aidants proches seront immédiatement orientés, dès leur reconnaissance, vers les informations pertinentes concernant leur situation spécifique.
Le gouvernement examine également comment créer un cadre juridique permettant à l'aidant familial d'accéder aux données de santé nécessaires, aux plans de traitement et aux consignes de soins. L'accès aux données soulevant des questions fondamentales en matière de vie privée, des garanties seront mises en place.
Par ailleurs, les aidants proches bénéficieront d'un soutien plus ciblé, avec, à partir du 1er juillet, la possibilité de prendre un congé plus flexible, ainsi que d'une meilleure reconnaissance et d'une plus grande visibilité. Dans ce cadre, la notion d'aidant proche sera intégrée dans le dossier médical global (DMG) via une case à cocher, afin que les médecins (généralistes) soient également informés de la présence d'un aidant proche.
Enfin, le gouvernement fédéral mise sur une politique coordonnée avec les entités fédérées, car "une amélioration de la situation des aidants proches n'est possible que si chaque ministre compétent et chaque entité régionale s'engagent à y contribuer", conclut Frank Vandenbroucke.








