Le statut BIM pourrait être au cœur de nouvelles restrictions, selon Solidaris, qui alerte sur leurs effets potentiels sur l’accès aux soins. La mutualité estime, dans un communiqué, que les réformes envisagées risquent d’augmenter le renoncement aux soins et d’avoir un impact sanitaire plus large.
Le statut de bénéficiaire de l’intervention majorée permet aujourd’hui à près de 2,4 millions de personnes en Belgique de bénéficier d’un remboursement accru des soins. Solidaris souligne que ce dispositif vise les personnes et familles aux revenus modestes afin de leur permettre “de se soigner à temps, sans devoir choisir entre une consultation, des médicaments, payer son loyer, se chauffer, avoir des loisirs”.
Plusieurs propositions politiques récentes visent à durcir les conditions d’octroi, à renforcer les contrôles ou à limiter les mécanismes automatiques d’accès. Pour Solidaris, ces mesures conduiraient à “moins de bénéficiaires, plus de démarches, plus de contrôles, et davantage de personnes qui renoncent à leurs droits”.
La mutualité conteste également l’existence d’un sur-octroi massif du statut. Elle relève que près de 2,1 millions de personnes sont exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en Belgique, un niveau qu’elle juge cohérent avec le nombre de bénéficiaires actuels.
À l’inverse, Solidaris met en avant le phénomène de non-recours. Une étude de l’Université d’Anvers montre qu’une part importante des personnes remplissant les conditions n’activent pas leurs droits. “La principale faille du système c’est qu’il ne protège pas encore assez automatiquement celles et ceux qui en ont besoin. La vraie priorité doit être de limiter le non-recours”, déclare Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris.
S’appuyant sur des analyses de l’IMA, la mutualité rappelle que l’état de santé se dégrade progressivement avec le niveau de revenu. Elle estime dès lors que le BIM constitue un outil de prévention permettant d’éviter des complications médicales et des hospitalisations plus lourdes.
Jean-Pascal Labille conclut que “le BIM est une protection. Et protéger l’accès aux soins des plus fragiles, c’est protéger la société tout entière”.
Lire aussi :
> Statut BIM : le MR veut revoir les critères d’accès pour mieux cibler les bénéficiaires









Derniers commentaires
Francois Planchon
03 avril 2026LE problème est qu'on a octroyé d'office, automatiquement et sans nuances, toute une série d'avantages financiers en cascade liés au statut BIM... Ce statut devrait se limiter à faciliter l'accès aux soins, sans plus...
je cite quelques-uns :
- trains : 50% de réduction..
- Bus : abonnements à prix très réduits
- accès au "fond mazout" via les CPAS
- tarif social des énergies
- interventions factures d'eau
- majoration des allocations familiales
- tarif réduit des crèches
- internet social
- réductions de taxes
Olivier DELAERE
02 avril 2026Beau discours socialiste et démagogue. Les critères de reconnaissance BIM sont totalement inadaptés. Certaines personnes sont reconnues comme bénéficiaires sur base de revenus officiellement faibles, alors qu’elles disposent en réalité de ressources non déclarées ou non prises en compte (patrimoine, loyers, aides familiales, etc.). Certains exemples sont criants.