La mutualité socialiste flamande Solidaris Vlaanderen ne saura qu’en 2027 si elle peut encore récupérer des montants supplémentaires auprès de Tony Coonen. L’ancien dirigeant a engrangé plusieurs millions d’euros à la faveur d’opérations immobilières. La mutualité réclamait au moins 15 millions d’euros, n’a obtenu qu’environ 90.000 euros et a interjeté appel.
Ancien dirigeant de la mutualité socialiste flamande De Voorzorg, aujourd’hui intégrée à Solidaris Vlaanderen, Tony Coonen a perçu indûment quelque 4,3 millions d’euros. En première instance, il a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, à une amende de 8.000 euros, à une interdiction d’exercer toute fonction dirigeante pendant dix ans et à une déchéance de ses droits pour une durée de cinq ans. Le dossier n’est toutefois pas clos.
Si Solidaris Vlaanderen souhaite encore récupérer ces millions auprès de l’ancien dirigeant de la branche limbourgeoise de l’ex-mutualité socialiste flamande De Voorzorg, elle devra faire preuve de patience, rapporte Het Belang van Limburg. Lors de l’audience d’introduction devant la Cour d’appel d’Anvers, l’examen de l’affaire au fond a été fixé au 2 février 2027. Si la cour parvient à pourvoir à temps ses effectifs, le traitement de cette affaire civile pourrait intervenir plus rapidement.
En première instance, les avocats de Solidaris Vlaanderen avaient formulé une demande d’au moins 15 millions d’euros. Selon eux, la branche limbourgeoise de l’ancienne mutualité De Voorzorg aurait subi ce préjudice en raison de deux ententes de corruption impliquant notamment Tony Coonen et plusieurs agents immobiliers proches. Ces accords auraient permis à l’intéressé de réaliser des gains de plusieurs millions d’euros.
Les mutualités socialistes flamandes estiment que des biens immobiliers ont été cédés en dessous de leur valeur dans ce contexte. Le préjudice a été chiffré et réclamé lors de l’audience à Hasselt, sans succès. Solidaris Vlaanderen n’a finalement obtenu qu’environ 90.000 euros.
Solidaris Vlaanderen a dès lors interjeté appel du jugement afin de récupérer, autant que possible, le préjudice subi. Selon les projections actuelles, il faudra toutefois attendre encore plus d’un an avant que cette demande puisse être examinée par la cour, écrit le quotidien limbourgeois.








