Soins intégrés : plus de 5 millions d’euros pour des projets pilotes

La Région wallonne lancera officiellement le 10 septembre un appel à projets pour développer des soins intégrés sur dix territoires, en collaboration avec l’autorité fédérale. Dix projets pilotes seront sélectionnés et financés pour une durée de deux ans, pour un montant total de 5,25 millions d’euros, a indiqué l’AVIQ.

En avril 2024, le Parlement wallon avait adopté un décret instaurant une organisation de la première ligne de soins en trois niveaux. En septembre de la même année, une convention avait été conclue entre l’INAMI et l’AVIQ afin de préparer la mise en œuvre de programmes de soins intégrés. Les trois premiers programmes concerneront les femmes enceintes et leurs enfants durant les 1 000 premiers jours, les familles vulnérables ainsi que les jeunes dans la prévention et la prise en charge de l’obésité.

Un appel à candidatures

L’appel à candidatures, qui sera lancé le 10 septembre, restera ouvert jusqu’au 14 novembre 2025. Les projets sélectionnés devront être opérationnels dès la fin 2025, pour une période de 24 mois. Sur cette durée, trois projets couvrant un territoire de 450 000 habitants ou plus recevront chacun une subvention de 700 000 euros, tandis que sept projets portant sur un territoire plus restreint bénéficieront chacun de 450 000 euros.

Une organisation méso en construction

L’objectif de ces projets est de développer un modèle d’organisation territoriale à l’échelle méso. Ce niveau intermédiaire, clé dans l’articulation entre les dynamiques locales et les orientations régionales, sera porté par des consortiums d’acteurs transitoires, appelés à évoluer progressivement vers les Organisations locorégionales de santé (OLS).

La réforme prévoit également la création d’une instance de pilotage réunissant des représentants issus de divers horizons, ainsi qu’une équipe d’accompagnement chargée d’assurer le suivi opérationnel dans chacun des dix territoires.

Transformer le système de santé

« Les projets pilotes s’inscrivent dans une dynamique de transformation du système de santé en Wallonie, impulsée par le développement d’une approche territoriale de la santé. Les prestataires généralistes – médicaux, paramédicaux et sociaux – sont également appelés à élargir leur rôle et à agir collectivement à l’échelle de la population. Par ailleurs, cette approche territoriale encourage la collaboration inter-organisationnelle et intersectorielle. Les acteurs de soins primaires sont ainsi mieux positionnés pour se concerter avec les structures spécialisées, capables d’apporter un appui face à des situations complexes (situations où une combinaison de facteurs médicaux, psychosociaux, culturels, environnementaux et/ou économiques crée un contexte susceptible de perturber la prise en charge, d’en compliquer la coordination, voire d’entraîner une dégradation imprévisible de l’état de santé) ou nécessitant des connaissances et des technologies spécifiques », souligne-t-on au cabinet du ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters.

Vous souhaitez commenter cet article ?

L'accès à la totalité des fonctionnalités est réservé aux professionnels de la santé.

Si vous êtes un professionnel de la santé vous devez vous connecter ou vous inscrire gratuitement sur notre site pour accéder à la totalité de notre contenu.
Si vous êtes journaliste ou si vous souhaitez nous informer écrivez-nous à redaction@rmnet.be.