Le radon est un gaz radioactif, naturellement présent dans l'environnement, principalement dans les sols rocheux. Invisible, incolore et inodore, il ne présente aucun danger à l'air libre. Par contre, lorsqu'il s'accumule dans un espace fermé (maison, lieu de travail...), le radon représente un risque pour la santé. Il est d'ailleurs reconnu comme la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La seule façon de savoir si un bâtiment contient un taux de radon trop élevé est de le mesurer grâce à un détecteur radon. C'est ce que les Belges sont invités à faire du 1er octobre au 31 décembre dans le cadre de l'Action Radon, campagne annuelle de l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) et de ses partenaires qui invite les citoyens à mesurer le taux de radon dans leur habitation et à agir lorsqu'il est trop élevé. Ceci se fait au moyen d'un détecteur vendu 20 euros.
Les mesures réalisées dans le cadre de l'Action Radon permettent de cartographier les zones à risque en Belgique.
En Belgique, pour des raisons liées à la composition du sous-sol (présence de schiste), le radon est naturellement plus présent en Wallonie. Les provinces de Liège, de Namur et certaines communes du Brabant wallon sont des zones à risques élevés. La province du Luxembourg est même la province la plus exposée.
En outre, l'édition 2026 marque la mise en œuvre du nouveau Plan national belge d'action radon 2026-2030. Celui-ci s'inscrit dans la continuité des actions menées jusqu'à présent tout en renforçant plusieurs axes prioritaires : l'information du public, la sensibilisation des communes, l'accompagnement des professionnels du bâtiment et l'amélioration du suivi des mesures préventives et correctives mises en œuvre après les dépistages.








