Le gouvernement adopte de nouvelles règles pour les publicités pour l'alcool

Le Conseil des ministres a donné son feu vert vendredi à une proposition du ministre Frank Vandenbroucke qui édicte de nouvelles règles pour les publicités pour l'alcool. Ces mesures entreront en vigueur 1 ans après la publication de l’arrêté royal.  

La publicité pour les boissons alcoolisées dans les médias destinés principalement aux mineurs sera interdite, soit la publicité à la radio et à la télévision (y compris en streaming), mais aussi dans les médias numériques et la presse écrite ciblant les mineurs. L'interdiction s'applique si au moins 30% de l'audience est composée de mineurs. Elle s'appliquera également aux influenceurs : si leurs abonnés sont principalement des mineurs, ils ne peuvent pas faire de publicité pour l'alcool, détaille le cabinet Vandenbroucke dans un communiqué.
À l'avenir, il ne sera plus autorisé de distribuer de l'alcool gratuitement avec un magazine ou à l'achat d'un abonnement, mais il sera aussi interdit d'offrir de l'alcool à l'achat d'autres produits. Les promotions du type "2 + 1 gratuit" pour les boissons alcoolisées continueront d'être autorisées. Les dégustations, par exemple lors de l'achat de vin, seront encore autorisées également. Offrir une boisson sur place lors d'une inauguration, d'une journée portes ouvertes ou d'un événement (réception de Nouvel An, kermesse, marché, festival...) restera aussi autorisé.
Par ailleurs, un nouvel avertissement sanitaire "L'alcool nuit à la santé" figurera désormais dans toutes les publicités pour des boissons alcoolisées. Cependant, l'avertissement ne sera pas obligatoire sur les étiquettes et les emballages de boissons et ne s'appliquera pas non plus aux objets de décoration et aux accessoires. Une exception sera également prévue lorsque la marque est utilisée purement pour nommer un événement ou une compétition, ou lorsque ce nom est lié à un événement ou une compétition, ou lorsqu'une marque est utilisée à des fins de sponsoring de l'organisation d'un événement ou d'une compétition.  

Plus de 30 maladies sont causées directement par une consommation excessive et le nombre de décès liés à l’alcool dans notre pays est estimé à 3 % de l’ensemble des décès, soit plus de 10 par jour. De plus, l’alcool est l’une des principales causes d’accidents de la route, mais aussi de violences intrafamiliales ou sexuelles, selon les chiffres communiqués par le cabinet Vandenbroucke.

La consommation d’alcool entraîne également des problèmes qui vont au-delà de la seule santé physique et mentale. Par exemple, elle peut entraîner une baisse des performances professionnelles ou un risque accru de chômage. Les données recueillies montrent qu’en 2012, le coût indirect de la consommation d’alcool s’élevait à 778 millions d’euros. En outre, des études montrent que plus on commence à boire de l’alcool tôt, plus la probabilité d’une consommation nocive est élevée plus tard dans la vie. Les jeunes constituent donc un groupe particulièrement vulnérable. 

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