Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) s'attend à ce que le prochain assainissement budgétaire se fasse principalement du côté des dépenses, notamment dans la sécurité sociale. "Une maîtrise, ne serait-ce que de l'augmentation de ces dépenses, est primordiale", a-t-il déclaré mercredi lors d'une interview accordée à l'agence Belga.
Selon le Premier ministre, le déficit budgétaire belge est attribuable avant tout à la hausse des dépenses publiques. Il avance que les dépenses primaires, soit sans les intérêts sur la dette, auraient augmenté de 60 milliards d'euros au cours des 25 dernières années, en termes réels. Les recettes, en revanche, sont restées constantes, d'après lui. Le gouvernement fédéral a donc établi pour principe qu'il faut avant tout examiner les dépenses, poursuit le nationaliste flamand. Il n'exclut pas un glissement fiscal ou une réduction d'impôts pour rendre le travail plus attractif, bien que ces mesures ne constitueraient pas le cœur de l'assainissement.
Au niveau fédéral, le poste de dépenses le plus important est la sécurité sociale, pointe le Premier ministre, citant environ 70 milliards d'euros de pensions et 40 milliards d'euros pour les soins de santé. "Ce sont ces dépenses qui augmentent très rapidement, bien plus rapidement que la croissance de l'économie. Donc une maîtrise, ne fût-ce que de l'augmentation des dépenses, est primordiale", insiste M. De Wever.
Abordant l'échéance du 13 octobre, date à laquelle la déclaration de politique générale est attendue, le Premier ministre la qualifie d'"extrêmement difficile, mais possible". "Cela exige bien sûr du courage politique et un indispensable sens du compromis au sein des cinq partis pour parvenir à un paquet que tout le monde approuve et juge équilibré", a ajouté M. De Wever. "Échouer serait totalement criminel", a-t-il conclu.









Derniers commentaires
Charles KARIGER
02 octobre 2026Molles victimes très consentantes de toutes les campagnes publicitaires, depuis un demi-siècle, ayant ainsi largement dépassé leurs capacités d’endettement, les Belgicains ont crapuleusement surendetté… leurs enfants et petits-enfants !
Un tiers des obligations de la Be sont en effet à échéance à PLUS de dix ans. Beaucoup à 30 ans et même à 50 ans.
Même ainsi, les prêteurs renâclent de plus en plus à confier du pognon par milliards à ces *** !
Nolens volens, il faudra de très désagréables restrictions pendant les 5 à 10 prochaines années. (Pas certain que les Be préféreront financer les soins plutôt que le futbol et les croisières et vacances à mille kilomètres de Koksijde ou Vielsalm.)
Robin GUEBEN
01 octobre 2026Il y a 3 secteurs dans la société :
- le public et tout ce qui est lié à l'État, l'Administration et quasiment la totalité du corps intermédiaire d'État (puisque les indépendants qui travaillent pour le corps intermédiaire sont considérés comme des fournisseurs, des consultants). Ces gens ne sont que des dépenses publiques courantes. Depuis 60 ans, le public surconsomme.
- le privé, des citoyens actifs ordinaires travailleurs, artisans qui créent la richesse et les recettes. Les recettes ne peuvent venir que de ce corpus. Les grandes entreprises monopolistes sont rares en Belgique, ce sont généralement des grosses boites étrangères qui utilisent le marché belge. Les dépenses du privé sont des investissements car tout est calculé au centime près et si vous vous endettez en perte, c'est une spirale d'échec vers la faillite.
- l'assurantiel de la santé et du social : si vous n'êtes pas actifs mais malades-chômeurs-retraités, vous faites partie de ce secteur. Les dépenses de l'assurantiel privé sont sous contrôle. Ce sont les dépenses de l'assurantiel public qui sont hors de contrôle : on ne connaît pas le nombre de malades fonctionnaires avec des salaires quasi complet, il y a du "chômage" quiet-quitting systémique car personne ne bosse, tous les indices de rémunération sont surévalués forfaitairement (ce sont des dépenses croissantes fixes qui font fi des hausses et des baisses dans le marché), etc etc.
Ne vous y trompez donc pas avant d'attaquer les dépenses "sociales", les pauvres gens n'ont rien fait de mal. Ce sont les dépenses publiques et les dépenses assurantielles publiques qui sont hors de contrôle.
La philosophie de mettre en dette sur les générations futures pour payer la voracité de la génération actuelle est criminelle : dans les temps celtiques, un homme endetté devenait l'esclave de celui pour qui il s'était endetté. C'est pourquoi un ardennais n'est jamais redevable de quiconque. Les politiciens sont sur la corde raide car s'ils mettent les dépenses assurantielles en faillite, il y aura une révolution et s'ils mettent leurs enfants en dette future (en nous y obligeant) pour continuer leurs gabegies pour eux-mêmes, les enfants ne vont pas rester sans rien faire : il y aura un exode vers les pays libres et c'est déjà en cours.